28 septembre 2009

#67

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Collection d’ici. Laurent Delaloye
Alain Weber (éd)

Texte de Léo Ramseyer, photographies de Claudine Garcia.
210 x 150 mm, 32 pages, avec images en couleurs à coller soi-même
ISBN 978-2-940377-25-1
coll. abstract

CHF 24 / € 16

 

Situé au Flon à Lausanne depuis 2003, l’espace d’art abstract est un laboratoire pour les artistes et les collectionneurs qui y exposent. Sur plus de 100 m2, sa  programmation va de l’installation à la peinture en passant par la photographie. Gianni Motti, Ruedi Baur, Anoush Abrar, Andrea Thal, Robin Michel ou encore Elise Gagnebin-de Bons ont marqué de leur empreinte ce lieu d’art qui a pour ambition de faire découvrir la création contemporaine suisse.
Pour ce deuxième rendez-vous de présentation de collections, l’espace Abstract accueille dans ses murs une sélection d’achats de Laurent Delaloye. Se définissant lui-même comme un «passeur d’art» plutôt qu’un collectionneur, ce passionné d’art contemporain n’a de cesse de découvrir et surtout d’acquérir la création émergente romande. A travers un entretien, Laurent Delaloye dévoilera ses choix, ses envies et ses anecdotes sur les artistes d’ici. ( A. W. )

Ce livre inaugure une nouvelle « collection abstract » qui consacrera une parution annuelle à la présentation d’une collection d’art, sous la direction d’Alain Weber.

Le Valaisan Laurent Delaloye, né en1955, travaille comme rédacteur en chef de magazines à Lausanne.

02 septembre 2009

#66

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Space Cowboy François Burland
Les jouets, die Spielzeuge

Textes de Monika Jagfeld (d), Philippe Lespinasse (f), Florence Grivel (d/fr)

23 x 17cm, 96 pages /Seiten, + Un dépliant inséré 110 ill.
Couv: sérigraphié argent métal et tamponné (rouge)

978-3-7212-0711-8
collection art&fiction
Verlag Niggli, Sulgen, Zürich

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Suisse: CHF 42 commander
Europe: € 26 commander

 

 

François Burland, né en 1958, est un grand voyageur et un amoureux du désert. Son travail, marqué par sa vie nomade, relate ses aventures – réelles ou imaginaires – et déborde de références mystérieuses aux combats préhistoriques ou mythiques de l’humanité. Ses dessins au crayon de couleur et craie grasse sur papier d'emballage ou ses immenses linogravures ont été exposés dans le monde entier et ont été amplement documentés dans une monographie qui lui a été consacrée aux éditions Benteli en 2007.
«Space cowboy» s’intéresse à un autre aspect de son travail: il s’agit des jouets qu'il produit et rassemble dans un garage depuis des années. Monika Jagfeld écrit dans la préface: « Les véhicules les plus impensables sont ici entassés: paquebots, voitures, avions, fusées, tanks, sous-marins et même ovnis de toutes dimensions et formes; certains sont habités, d’autres n'ont pas de pilote. Comme une armée cachée, ils semblent reposer dans un calme trompeur, prêts à être mis à l'eau, à s’élever dans les airs ou à démarrer en trombe, bref: prêts à se mettre en action.»
Cette atmosphère est saisie dans un cahier de photographie de Murielle Michetti, où les jouets sont mis en scène dans les paysages familier de l'artiste, et par un texte de Philippe Lespinasse, réalisateur de films documentaires sur les figures de l’art brut et passionné par le monde de la mer. Une sélection de jouets est présenté sur un poster inséré dans le livre, tandis que l'origine et le contexte du travail sont évoqués dans une conversation entre Florence Grivel et l'artiste.
















01 septembre 2009

#66

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La libre Belgique, 24/06/09

www.lalibre.be/

29 juillet 2009

#65

Jérôme Stettler. Ombre et planéité

200 x 135 mm, 32 pages
Première édition de 80 exemplaires
coll. Varia

Suisse: CHF 10 commander
Europe: € 8 commander

 

Jérôme Stettler livre trente-deux pages aériennes et lumineuses, traversées par son regard sans illusions sur les entreprises et la folie de l’homme occidental. L’ombre du pire plane sur les paysages dévastés qu’il décrit, que ce soit en parcourant nos rêves ou nos excessives exploitations.

Dix dessins enlevés au trait de la plume ou du pinceau provenant de son prolifique travail de recherche dans le domaine graphique résonnent avec un texte en forme de divagation lucide. Jérôme Stettler y évoque l’homme composite, hybride de l’animal ou de la machine, capable d’un renouveau en harmonie avec son milieu autant que des pires barbaries. Sa réflexion et son travail nous mènent sur le terrain d’une mélancolie, dont la sphère caractéristique s’avère être un assemblage savant de plans circulaires, taillés dans l’analyse brute du monde, où la lumière aveugle.

Jérôme Stettler, né en 1966 à Lausanne, vit à Genève.

Ombre et planéité est édité à l’occasion de l’exposition «Là-bas», du 29 mai au 23 juin 2009,  Halle nord / art en île, Genève.

#64

Yves Berger. Mes deux béquilles

210 x 150 mm, 48 pages
ISBN 978-2-940377-24-4
coll. Pacific

Suisse: CHF 27 commander
Europe: € 18 commander

 

« La fatigue nous rapproche
des pierres qu’on a retournées
il y a si longtemps
avant un effondrement. »

Le livre part de deux prénoms — deux personnes — amis lointains, perdus de vue peut-être, puis disparus — partis trop tôt comme
on dit. Alors, pendant qu’il travaille autour de son village, ou dans les moments creux à l’atelier, Yves Berger note les mots qui lui viennent, dans son petit carnet qui tient dans la poche arrière du pantalon. Phrases éparses, recueillies plutôt que voulues, qui disent les rencontres du jour entre le dedans et le dehors, les pousses de première herbe, ces fruits qu’il faudra bientôt ramasser, et les pensées aux deux « sortis du monde », qui sous terre ne craignent plus la pluie.
Quatre saisons passées, le carnet rempli peut quitter la poche pour un coin de table ; ses morceaux s’assemblent pour former un chant à mi-voix, ponctué de quelques cris retenus, et accompagné par une série de dessins.
(A. L.)

Yves Berger, né en 1976 en Haute-Savoie, vit à Mieussy.

#64, édition de tête

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Yves Berger. Mes deux béquilles

210 x 150 mm, 48 pages
ISBN 978-2-940377-24-4
coll. Pacific

Suisse: CHF 325
Europe: € 200

 

Édition de tête
10 exemplaires signés et numérotés de I/X à X/X
Accompagnés d’un'un dessin à l'encre de chine de Yves Berger et reliés par
Sofi Eicher. Couverture: carton noir, reliure squelette.

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07 mai 2009

#63


Claude Reichler. Olivier Estoppey au domaine de Szilassy

210 x 150 mm, 96 pages avec inclusion de calques
ISBN 978-2-940377-23-7
coll. Pacific

Suisse: CHF 37 commander
Europe: € 25 commander

 

Le domaine de Szilassy surplombe le village de Bex et la plaine du Rhône. Depuis 1981, tous les trois ans, le parc paysager est investi le temps d’un été par une exposition de sculpture contemporaine intitulée Bex & Arts. Olivier Estoppey a participé à chacune des dix éditions de la triennale et Claude Reichler les a visitées régulièrement. Cet ouvrage est une pièce à quatre mains. Des motifs s’y déploient, des harmonies le parcourent, des résonances prolongent leurs échos en traversant le temps. Vingt dessins de l’artiste, à l’encre noire, reproduits en taille réelle et sur papier calque, le même support que les originaux, tissent des accords avec les textes. Ils sont écrits avec, bien plus que sur l’artiste, précise le visiteur fidèle, dont les mots se vouent à raconter, au long d’une vingtaine d’années, ce lien particulier — qui donne sens à une publication chez art&fiction: le sculpteur et son spectateur. Leur livre. (C.P. )

Ce livre est publié avec le soutien de l’Association des amis d’Olivier Estoppey et de la Fondation Fern Moffat de la Société académique vaudoise, à l’occasion de l’exposition « L’homme des lisières » à l’Espace Arlaud de Lausanne du 18 avril au 12 juillet 2009.

Claude Reichler, né en 1946 à Fribourg, vit à Lausanne. Olivier Estoppey, né en 1951 à Lucens, vit à Ollon.

 

 

06 mai 2009

#63, édition de tête

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Claude Reichler. Olivier Estoppey au domaine de Szilassy

210 x 150 mm, 96 pages avec inclusion de calques
20 exemplaires numérotés et signés
coll. Pacific

Suisse: CHF 325
Europe: € 200

 

Édition de tête
20 exemplaires signés et numérotés de I/XX à XX/XX
Accompagnés d’une eau-forte d'Olivier Estoppey imprimée sur japon par Raymond Meyer à Pully et reliés par
Sofi Eicher. Couverture: sérigraphie sur carton 3mm. Reliure squelette.

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05 mai 2009

#63

Olivier Estoppey - Dessiner pour pouvoir sculpter

LE COURRIER du lundi 04 Mai 2009
Jacques Sterchi

Alors qu'il est au centre de deux belles publications, l'artiste Olivier Estoppey expose ses sculptures à l'Espace Arlaud, à Lausanne.

Monumental dans ses sculptures, minutieux et prolifique dans le dessin, Olivier Estoppey est un artiste d'une rare puissance. Ce printemps, il fait très justement l'objet d'une quadruple actualité. Une Association des amis d'Olivier Estoppey voit le jour à l'occasion de l'exposition «Olivier Estoppey, l'homme des lisières» à l'Espace Arlaud de Lausanne. Un titre qui est aussi celui de la monographie que lui consacre la collection Les Cahiers dessinés aux Editions Buchet Chastel. Et l'on retrouve également les dessins de l'artiste dans Olivier Estoppey au domaine de Szilassy, ouvrage réalisé avec Claude Reichler, qui revient sur les dix éditions de la triennale Bex & Arts auxquelles Estoppey a participé.

Méditatif, onirique...

Consécration? Non. L'artiste d'Ollon n'en a pas besoin. Mais vérification d'une imagination foisonnante, d'une puissance d'évocation qui puise sa force dans le dessin autant que dans la réalisation de sculptures monumentales. Les visiteurs de Bex & Arts le savent bien: une installation d'Olivier Estoppey ne laisse jamais indifférent. Rappelez-vous par exemple de la huitième triennale, en 2002: Dies irae mettait en scène sur le pré un troupeau de cent soixante-dix oies en béton de quarante kilos pièce, mené par trois tambourinaires déchiquetés dans le même métal, affichant 3,4 mètres de hauteur, alors qu'un petit personnage semblait vouloir préserver une ultime oie dans ses bras. Effet saisissant par sa matérialité, puissamment poétique, méditatif, onirique.
Dans la monographie Olivier Estoppey, l'homme des lisières, le journaliste et romancier Jean-Baptiste Harang se penche longuement sur le processus de création chez Olivier Estoppey. Ce que l'on sait, donc, c'est que l'artiste dessine beaucoup. Motifs obsessionnels. Croquis préparatoires indispensables à la conception des installations monumentales. Après, note Jean-Baptiste Harang, inutile de tarabuster Olivier Estoppey quant à la signification de ses oeuvres. Ainsi l'installation Dies irae – répondant au thème des «Noces» imposé par Bex & Arts en 2002 – évoque-t-elle pour lui, assez vaguement, l'idée nostalgique d'un cortège un jour de fête, une noce forcément lointaine, et peut-être aperçue au travers d'une fenêtre... On n'en saura pas plus et ce n'est pas nécessaire. L'art d'Olivier Estoppey appelle la capacité d'imagination de chacun. Il n'impose rien d'autre que des visions. Ce qui est proprement produit sur le papier.


Des loups dans Paris

Récemment, le cycle Les loups a été exposé à Champex, Bex & Arts 2008, puis dans les jardins du Palais-Royal à Paris, après avoir servi de décor pour le film de Pascal Thomas, Le crime est notre affaire avec Catherine Frot et André Dussolier. Tout en dynamisme, les dessins préparatoires hachurés préfigurent l'explosion des sculptures en béton. Pour l'historien de l'art Nicolas Raboud, qui signe les notices explicatives des oeuvres, il est évident que le dessin chez Estoppey est indispensable pour que prenne forme une idée.
Pour Jean-Baptiste Harang, nous sommes les animaux sculptés d'Olivier Estoppey. Si ses installations sont si saisissantes, pourrait-on ajouter, c'est parce qu'il y a là jaillissement archaïque, souvent animal, qui renvoie forcément à un imaginaire complexe. A la lisière, oui. Aux confins des rêves, des légendes et d'une certaine nostalgie revendiquée par l'artiste.

> Olivier Estoppey, l'homme des lisières, Ed. Buchet Chastel, coll. Les Cahiers dessinés, 160 pp.
> Claude Reichler, Olivier Estoppey au domaine de Szilassy, Ed. art&fiction, coll. Pacific, 2009, 96 pp.
> Exposition à l'Espace Arlaud, place de la Riponne, Lausanne, jusqu'au 12 juillet.